Miss France 2017 : à Montpellier, les reines de beauté jouent les street artistes

Le 5 décembre 2016, quelques jours avant la cérémonie Miss France 2017 à l’Arena de Montpellier, les 30 candidates régionales se sont initiés au street art dans la cité héraultaise. Passionnée d’art, la Miss Languedoc-Roussillon 2016, Aurore Kichenin, raconte cette sortie pas comme les autres.

Quelques 7,4 millions de téléspectateurs ont suivi le show Miss France 2017, diffusé sur TF1 en direct de l’Arena de Montpellier, le 17 décembre 2016. Avant le grand direct, les 30 Miss régionales ont passé 17 jours dans la capitale héraultaise, où se côtoient toutes les tendances artistiques du street art, et ce à chaque coin de ruelle. Pour évacuer le stress et découvrir la ville, les jeunes reines de beauté ont participé, entre deux répétitions, à une initiation au street art, le 5 décembre.

Cette sortie pour le moins originale a donné lieu à un cours reportage diffusé lors de la grande soirée Miss France. « C’était super amusant de faire ça toutes ensemble », se souvient avec nostalgie Aurore Kichenin, Miss Languedoc-Roussillon 2016 et première dauphine de Miss France 2017. « Cette année, le comité Miss France a voulu innover niveau présentation. Des Miss qui taguent, ça casse l’image strass et paillettes du concours. C’est moderne et actuel, ça donne une image de la femme qui met la main à la patte », poursuit la jeune héraultaise de 22 ans.

Pour apprécier au mieux cette activité, les jeunes Miss se sont empreintes de l’âme de la ville. « Nous avons commencé à nous balader dans les rues de Montpellier en admirant les tags de street artistes, puis nous sommes allés voir une exposition sur l’art urbain dans le centre, avant de nous rendre sur les lieux de l’activité », raconte la locale de l’étape. Les reines de beauté ont également participé à un concours de graffiti dans les locaux de l’association Line Up, qui promeut l’art urbain à Montpellier.

Trois street artistes locaux – Seno, Ceaf et Sidka – ainsi que Patricia Miralles, adjointe aux cultures urbaines de la ville, étaient présents pour accompagner les apprenties graffeuses. « Les artistes ont dessiné les contours du graffiti, explique la première dauphine, et par groupes, munies de nos bombes, nous avons colorié la base de l’œuvre ».

 Aurore Kichenin, la Miss locale passionnée d’art

Pour Aurore Kichenin, titulaire d’un bac arts appliqués obtenu à Nîmes, cette initiation au street art était une aubaine. « Je suis passionné d’art depuis que je suis toute petite, je dessine quand j’ai le temps », déclare la Miss régionale. La jeune femme se plaît à coucher sur le papier des bâtiments, des personnages imaginaires, mais surtout, des corps féminins. Qu’elle habille, ou pas, selon l’humeur. « Parfois j’ai très envie de dessiner, mais je n’ai pas d’inspiration. Quand il n’y a rien qui sort, je suis frustrée », confie-t-elle.

Près de la place de la Comédie, dans l’hypercentre montpelliérain, Aurore Kichenin se voit remettre en main propre un portrait par un dessinateur amateur. Crédit photo : Cédric Rémia.

Le street art, ce n’est donc pas vraiment ce qu’elle réalise en tant qu’artiste. Même si ça ne l’empêche d’être émerveillée par le genre. « Quand je me balade à Montpellier, j’y fais toujours attention », assure Aurore Kichenin. Et ce qu’elle préfère pas dessus tout, ce sont les Cox. Ces petites créatures colorées, tagguées par l’artiste Oups sur la roche, foisonnent dans Montpellier.

Le street artiste Oups réalise ses Cox, sorte de coccinelles bariolées, sur les blocs de pierre de Montpellier. Crédit photo : Cédric Rémia.

« Ces drôles de bestioles sont aussi mignonnes qu’inattendues », apprécie Aurore Kichenin. « J’adore Monsieur BMX (street artiste montpelliérain qui incruste des morceaux de vélos dans les murs, ndlr) aussi. J’aime beaucoup ce genre d’art absurde. On ne s’y attend pas, c’est surprenant ! ». Du BMX d’ailleurs, la jeune femme a eu l’occasion de s’y initier dans la même journée aux côtés des 29 autres prétendantes. « Nous avons aussi fait du roller. Comme pour le street art, les sports extrêmes sont très présents à Montpellier. Il y a le FISE (Festival International des Sports Extrêmes, ndlr) tous les ans ici », explique-t-elle. Si Aurore Kichenin n’a pas décroché la couronne de Miss France… elle demeure une ambassadrice de choix pour vanter les aspects de la région de Montpellier.

Cédric Rémia.

*Entretien réalisé à Montpellier, le mardi 21 mars 2017.

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